La TNT, un enjeu de souveraineté nationale pour les États africains

La TNT, un enjeu de souveraineté nationale pour les États africains

De 2015 à 2020, les pays d’Afrique subsaharienne sont engagés dans un processus de passage à la télévision numérique. Les enjeux économiques et culturels sont énormes, les obstacles à franchir aussi. Les mutations du paysage audiovisuel du continent sont donc l’objet de toutes les attentions.

Temps de lecture : 12 min

L’évolution de l’analogique au numérique est une tendance de fond qui impacte l’ensemble des technologies de la société de l’information. Elle est terminée dans le domaine des télécommunications, de la musique, de la photographie et de l’image, elle est en cours dans celui de la télévision et de la radio, notamment en Afrique subsaharienne.

Le fantastique essor de la téléphonie mobile et celui d’Internet illustre cette évolution vers le numérique. Il permet une mobilité des individus dans un monde connecté. Les pays les moins équipés en téléphonie fixe, c’est le cas de l’Afrique, effectuent un saut de génération en développant téléphonie et Internet mobile. Dans ces pays, le spectre hertzien devient alors une ressource recherchée, rare et coûteuse, d’autant plus que tous les nouveaux services visent à utiliser les mêmes bandes de fréquences, UHF (ultra hautes fréquences - 470-862 MHz), dites « en or » car ayant une meilleure couverture, à puissance égale, et une meilleure pénétration dans les bâtiments (indoor) que les autres bandes de fréquences.
 
Ces fréquences étant dédiées à la télévision analogique, le passage à la TNT (télévision numérique terrestre) permet de les libérer, en partie, pour de nouveaux services mobiles qui contribueront au développement économique, à l’aménagement du territoire, à la cohésion sociale, aux services publics… Par ailleurs, ces fréquences ont une valeur pour les opérateurs qui développent ces services. Les États qui les autorisent et attribuent les fréquences bénéficieront du « dividende numérique" : meilleure qualité de l’image et du son, libération de fréquences, plus de chaînes… mais aussi nouveaux services mobiles et ressources fiscales accrues.
 

L’Afrique en pointe dans l’innovation numérique

L’Afrique est, depuis 5 ans, le continent où le numérique se développe le plus rapidement : près de 700 millions de mobiles fin 2014, dont 100 millions de smartphones ; 350 millions de smartphones prévus d’ici fin 2017). Une floraison de start-up accompagne cette mutation, avec des produits et applications de niveau mondial. Certains acteurs africains ont atteint une dimension significative, en particulier parmi les opérateurs de télécommunications.

Le numérique tire les économies du continent (on estime que 10 % d’utilisateurs des mobiles en plus génèrent 0,7 % de PIB), contribuant à assurer des ressources financières aux États. Le numérique aide également à réintégrer l’économie informelle dans les circuits financiers.
 
La baisse continue du prix des mobiles (Orange va déployer, en Afrique, un smartphone à 50 dollars), l’appétence de la jeunesse et de la classe moyenne pour les applications numériques (le e-banking est plus développé que partout ailleurs dans le monde) illustrent le dynamisme du marché africain. Toutefois, il risque la saturation : en effet, les réseaux fixes y étant peu développés, il ne peut se passer de l’hertzien.
 
Seul le passage à la télévision numérique peut dégager les ressources en fréquences nécessaires. Le déploiement de la TNT est stratégique pour accélérer, encore plus, la croissance du numérique et de l’économie africaine.

Un paysage audiovisuel africain en évolution rapide

Il n’existe pas de données fiables sur le paysage audiovisuel africain, en particulier le nombre de téléviseurs réellement utilisés, la typologie du parc (déterminant pour l’utilisation d’un décodeur TNT sur une prise Peritel), l’audience (indispensable pour l’impact publicitaire). En conséquence, les régulateurs audiovisuels, comme ceux de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) en 2014, souhaitent se doter d’un observatoire de l’audiovisuel : il est indispensable pour donner une visibilité aux investisseurs, en particulier pour la transition vers la TNT, et favoriser la professionnalisation du marché publicitaire, qui finance la télévision gratuite, en publiant des données fiables pour les annonceurs.
 
Le nombre de chaînes par pays est variable (5 au Benin, 15 au Sénégal, plus de 60 en RDC). Beaucoup n’offrent pas un service continu et n’ont pas forcément de licences de diffusion. Le passage au numérique, par l’obligation d’être présent sur un multiplex, va aider à la régularisation du secteur, voire à sa concentration.
 
La période de croissance économique continue que connaît l’Afrique a permis l’émergence d’une importante classe moyenne. Elle accède aux loisirs télévisuels, souvent par des services satellitaires ou par des services de télévision payants, plus ou moins légaux (des acteurs locaux développent des services de câble ou hertziens – le MMDS/Microwave Multipoint Distribution System) — reprenant, sans les droits, des chaînes récupérées sur les services satellitaires.
 
La part de la télévision gratuite, financée par la publicité ou la redevance, portée par les acteurs historiques, en premier lieu les monopoles publics, a diminué au profit des acteurs de la télévision payante (par exemple,le groupe sud-africain Multichoice pour les pays anglophones et Canal+ pour les pays francophones). Un des enjeux de la TNT est la relance de la télévision gratuite, en diminuant les coûts de diffusion (dans un rapport 3 à 8, selon les cas).
 
 Il y a des raccourcis qui coûtent cher  
Profitant du retard pris dans le passage à la TNT et de l’appétence des consommateurs, des nouveaux entrants, comme le chinois StarTimes, ont développé des services de TNT payants packagés (réseaux de distribution, décodeurs, contenus). La société chinoise propose aux États de généraliser la TNT selon la même méthode. Bien que le coût proposé soit prohibitif et la qualité pas assurée, certains décideurs (Guinée…) se sont laissés tenter, attirés par la promesse d’un financement qui semblait indolore via la banque publique chinoise Eximbank. Au final, le réseau leur reviendra trois fois plus cher qu’avec un appel d’offre traditionnel, il y a des raccourcis qui coûtent cher… Néanmoins, tant au Kenya qu’au Ghana, les autorités, qui avaient initialisé le processus avec StarTimes, sont revenues en arrière une fois compris les conséquences du modèle économique proposé par l’opérateur chinois sur leur souveraineté.
 
La période est marquée par l’émergence de chaînes panafricaines et une explosion de la production de contenus locaux (symbolisée par les productions de Nollywood — le Hollywood du Nigéria — dont les versions francophones sont un succès en Afrique de l’Ouest). Plusieurs projets de chaînes, portés par des acteurs majeurs non africains, sont en cours (Canal + Afrique, Euronews, Fox…).
 
Dans ce contexte mouvant, la TNT est une opportunité historique, peut-être la dernière, pour les États, de remodeler le paysage audiovisuel en faisant évoluer les chaînes publiques (séparation production / diffusion), en réattribuant des licences de diffusion et en redéfinissant leurs règles (quotas de productions locales, protection des téléspectateurs, pluralité de l’information…). Un des enjeux est la maîtrise du processus du déploiement technique et réglementaire de la TNT et la création d’un secteur de production national, créateur d’emplois et de richesses tant culturelles qu’économiques.

Le passage à la TNT, un enjeu de souveraineté nationale

Le 16 juin 2006, à l'issue de la Conférence régionale des radiocommunications (CRR06 à Genève, organisée par l’UIT (Union internationale des télécommunications), les États membres de la Région 1 (Europe / Afrique / Moyen-Orient) ont signé un accord planifiant les fréquences en vue de l'adoption du tout numérique. Pour la télévision terrestre, l’objectif est la fin de l’analogique en bande UHF (470-862 MHz) pour le 17 juin 2015, et en VHF (174-230 MHz) pour le 17 juin 2020. Ces deux bandes ont des caractéristiques de propagation différentes, seule l’UHF est susceptible, actuellement, de dégager un dividende numérique. En effet, dans une deuxième étape, il sera possible d'attribuer, sous forme d’enchères par exemple, la bande des 800 MHz et/ou la bande des 700 MHz aux nouveaux services mobiles.

Outre une meilleure qualité du son et de l’image, la TNT permet des gains d'efficacité dans l'utilisation du spectre, ce qui augmentera le nombre de chaînes de télévision, en utilisant moins de fréquences, tout en renforçant la convergence des services audiovisuels et numériques.
 
Après l’Europe qui a réalisé cette mutation (30 novembre 2011 pour la France), les pays africains sont face à ces échéances. Il est peu probable que la date du 17 juin 2015 soit tenue pour la plupart d’entre eux, l’UIT en a pris conscience et pourrait envisager un report lors de sa prochaine CMR (Conférence des Radiocommunications) de novembre 2015. L’enjeu raisonnable est désormais d’avoir le passage à la TNT de tous les pays pour le 17 juin 2020.
 
Le coût de la transition est significatif (selon la taille du pays, de 15 à 80 millions d’euros pour le réseau de diffusion et d’acheminement du signal, auquel il faut rajouter le coût des décodeurs – 25 à 40 euros de coût unitaire — qui dépend du parc de téléviseurs et de leur subvention éventuelle par l’État). Cet investissement permet de libérer de nouvelles fréquences et peut être couvert par les bénéfices du dividende numérique.
 
La réussite de cette mutation de la télévision repose sur plusieurs facteurs : l’adoption par le législateur d’une feuille de route pertinente, la mobilisation des organismes publics, des chaînes de télévision publiques et privées et des industriels. Elle nécessite des choix relatifs à l’évolution du cadre réglementaire, à la diversité de l’information et des œuvres audiovisuelles produites et diffusées, avec l’implication de l’ensemble des acteurs et l’information du public.
 
Il s’agit d’un changement important sur le plan technologique, mais également social et économique. Cette transition est considérée comme un dossier politique dans tous les pays : il en va de la maîtrise de leur paysage audiovisuel national et, au final, de leur souveraineté. En effet, si la plate-forme terrestre de télévision n’est pas développée à temps, c’est la plate-forme satellitaire qui l’emportera, le satellite étant déjà le mode dominant de pénétration du marché africain par les chaînes étrangères. Les États n’y ont aucune influence, et perdront une partie de la valeur créée par le développement des services audiovisuels.

Une opération complexe, des obstacles à franchir

Sous l’impulsion de l’Union africaine des télécommunications(UAT) et avec l’aide de l’UIT et un rôle important de l’Agence nationale des fréquences (ANFR, France), les pays africains ont adopté des normes communes d’origine européenne (DVB-T2 et MPEG4). Seuls le Botswana a adopté la norme japonaise et les Comores la norme chinoise : lorsqu’on sait que les téléviseurs sont des cadeaux appréciés que la diaspora ramène d’Europe, on peut craindre de nombreuses déceptions lors du branchement des postes de télévision. La planification des fréquences (en particulier pour les zones frontalières) étant terminée, on peut considérer que les questions techniques préalables ont été traitées.

 

 On peut craindre de nombreuses déceptions lors du branchement des postes de télévision  
Beaucoup de pays ont, depuis deux ans, créé des Comités nationaux en charge de la transition et ont commencé la planification de l’opération. Ils doivent résoudre plusieurs dossiers.
 
 
La nécessaire évolution du cadre réglementaire et juridique, incluant le traitement des chaînes de télévision qui avaient profité de l’absence de régulation, ou d’une régulation faible. Or, la création de multiplex (1 fréquence = 1 multiplex d’une vingtaine de chaînes en simple définition en DVB-T2) suppose des accords entre partenaires qui sont des sociétés publiques et privées.
Le financement du réseau de diffusion, et la création de la société en charge de son exploitation, qui doit être indépendante des chaînes de télévision : on ne peut être juge et partie.
La formation de ressources humaines pour comprendre, exploiter, produire et développer cette nouvelle technologie.
L’équipement de la population en décodeurs, leur financement éventuel (subvention ou non ?).
La politique de communication vis-à-vis de la population pour qui la TNT n’est pas la préoccupation dominante.
Le maintien de la mobilisation des décideurs politiques sur ce dossier de long terme.
Le manque de mesure fiable de l’audience, indispensable aux annonceurs qui financent les chaînes gratuites, d’où la mise en place d’observatoires de l’audiovisuel.
 
Enfin, il ne faut pas oublier que regarder la télévision suppose un accès à l’électricité, sujet stratégique en Afrique dont le taux d’électrification est inférieur à 40 %. Cette situation favorise l’usage des smartphones (certains intègrent, depuis peu, un circuit imprimé DVB-T2), de tablettes et ordinateurs portables pour accéder à l’audiovisuel, les « boutiques » de recharges de batterie étant courantes en Afrique. Une partie de la population y consommera la TNT par ces outils et non par un téléviseur classique : la TMP (télévision mobile personnelle) a été un échec en Europe, elle pourrait bien être un succès en Afrique.
 
Pour le réseau de diffusion, il existe des émetteurs utilisant des systèmes autonomes (basés sur une énergie renouvelable) permettant de les installer indépendamment du réseau électrique

La France partenaire des pays africains qui le souhaitent

Les autorités françaises accompagnent les pays africains qui le demandent dans la préparation de leur passage à la TNT. L’ANFR joue un rôle important dans le domaine des fréquences, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) anime le Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel), le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) le Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram). CFI (Agence française de coopération médias) est très actif sur les problématiques de formation aux techniques journalistiques et sur les questions de contenus.

 
En novembre 2013 a été organisée à Bercy une conférence ministérielle franco-africaine pour préparer cette transition. À cette occasion a été édité un guide de passage à la TNT (Cf. Guide pratique pour le passage au numérique en Afrique subsaharienne), qui développe les différentes étapes nécessaires pour réussir la transition de la télévision analogique à la télévision numérique. Il aborde les questions de stratégie, de réglementation, d’implantation technique et de communication vers les professionnels et le public.
 
Le secteur de la formation (Institut national de l’audiovisuel/Ina, Mines-Télécoms..) est un interlocuteur naturel des pays africains pour former leurs cadres techniques, il jouera un rôle fondamental dans la transmission du savoir et du savoir-faire.
 
Au-delà de ce soutien institutionnel, les entreprises françaises du secteur sont les leaders mondiaux des infrastructures et les mieux à même de déployer les infrastructures en Afrique (et de plus, moins chère que leurs concurrents chinois !) ou à les assister.
 
Enfin, il faut noter l’implication des chaînes de télévision françaises en Afrique. Bien sûr, le secteur public (TV5 Monde, France 24…), mais aussi le rôle moteur de Canal+ dans l’offre de bouquets payants (le groupe a lancé sa nouvelle offre de Canal+ Afrique en novembre 2014), et les ambitions du groupe Lagardère-Interactive (Gulli…) qui souhaite se développer en Afrique.

Un état d’avancement contrasté du déploiement de la TNT

Compte-tenu de l’ensemble des contraintes, l’avancement du déploiement de la TNT est contrasté selon les pays. Seuls le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie ont largement entamé la transition numérique dans des conditions parfois chaotiques (30 % des foyers rwandais n’ont plus accès à la télévision depuis le passage à la TNT ; au Kenya, des chaînes privées sont en conflit avec l’État ; en Tanzanie, 20 % des foyers équipés n’ont plus eu accès à la télévision et, dans un premier temps, 80 % des décodeurs ne fonctionnaient pas).

 
Dans les pays anglophones, la transition a été entamée depuis plusieurs années sous l’impulsion des chaînes payantes. Néanmoins, elle n’est pas achevée et la généralisation pourrait se faire avec d’autres acteurs. Le Ghana est en conflit avec la société chinoise Startimes qui avait été initialement choisie. L’Afrique du Sud bute sur un désaccord pour le choix du contrôle d’accès des décodeurs. Le gouvernement y a annoncé, en avril 2015, ne pas pouvoir tenir les délais prévus sans fournir de nouveau calendrier.
 
Les pays francophones sont en retard, mais peuvent aller plus vite et de manière plus rigoureuse et moins coûteuse, pour réussir la transition, en tirant les leçons des échecs et mésaventures des pays qui se sont lancés en premier. La Côte d’Ivoire est le pays le plus prometteur pour un déploiement réussi. Le Bénin, le Burkina Faso et le Togo butent sur le financement. Au Cameroun, la situation est assez confuse. Le Congo a confié à Canal+ la première étape de son déploiement pendant que son voisin, la République démocratique du Congo, commence à l’étudier. Le Sénégal avance à marche forcée, en ayant confiant à un des groupes de télévision privée (la société sénégalaise Excaf Télécom, premier opérateur d’Afrique francophone à gérer le passage à la TNT) la construction du réseau, ce qui ne manque pas de créer des conflits avec les autres compagnies de télévision, l’indépendance du diffuseur étant une condition de la réussite à long terme de la TNT (1).
 
Pour les pays lusophones, seul le Cap-Vert va démarrer la transition. L’Angola la programme pour 2017-2020.

Une opportunité de développement économique et culturel

Mais ce « retard » de la TNT africaine ne doit pas faire oublier son intérêt économique. Selon une étude de Convergence Partners (décembre 2014), les gouvernements africains perdraient 30 milliards de dollars chaque année parce qu’ils ne libèrent pas le spectre nécessaire pour les nouveaux services mobiles. Même s’il s’agit d’une estimation, c’est à comparer aux 3 milliards de dollars maximum, nécessaire pour le passage de toute l’Afrique : aucun autre secteur de l’économie ne permet un tel taux de 1 000 % sur un an sur l’investissement (TRI - rapport entre les bénéfices attendus et le coût d’investissement). Le numérique est bien un outil de développement qui, par son effet de levier, booste toute l’économie. Encore faut-il en convaincre les décideurs qui, à budget équivalent, préfèrent encore investir dans une route ou un port que dans un réseau de diffusion.

 Aucun autre secteur de l’économie n'a un retour sur investissement de 1 000 %  
La demande de ces services, pour accompagner le développement économique et humain de l’Afrique, va pousser les autorités à remettre le dossier de la TNT sur la table. D’autant plus qu’un réseau TNT ne sert pas qu’à faire de la télévision. Il peut être utilisé pour transmettre des données à destination de tout le territoire (à 22 Mbit/s, une vitesse que les réseaux télécoms n’offriront pas, sur l’ensemble d’un pays, avant 10 ou 20 ans), ce qui permet la généralisation des applications de e-gouvernement, de e-santé ou de l’ensemble des cours du programme scolaire (les Mooc, cours en ligne ouvert aux masses), y compris la formation professionnelle.
 
La mise en place d’un réseau de TNT est donc une opportunité pour les gouvernements africains, pour accélérer le développement économique, social et culturel, pour que les Africains produisent leurs propres images et constituent un patrimoine numérique et au final prennent une place importante dans le marché mondial du numérique.

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Crédits photos :
- TV suckets! Laura/ Flickr
 
À lire également dans le dossier « Les télévisions africaines au défi de la TNT » : 
(1)

Excaf est à la fois diffuseur (comme TDF en France) et opérateur de chaines de télévision. L’UIT recommande la séparation diffuseur/producteur pour éviter les conflits d’intérêts

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