Montage de captures d'écran des chaînes d'information en continu françaises le 17 mars 2020.

Le 17 mars 2020, les sujets liés au coronavirus occupaient en masse le temps d'antenne des chaînes d'information en continu.

© Crédits photo : BFMTV, CNews, franceinfo:, LCI / Capture d'écran. Montage : La Revue des médias.

ÉTUDE. Information à la télé et coronavirus : l’INA a mesuré le temps d’antenne historique consacré au Covid-19

Près de 100 000 000 de mots passés à la loupe : l’INA a étudié plus de 8 000 heures de programmes sur les chaînes d’information en  continu, et 400 heures de programmes d’info sur les chaînes historiques, pour déterminer le « temps d’antenne » consacré au coronavirus. Bilan : la médiatisation du Covid-19 et de ses conséquences est un phénomène absolument inédit dans l’histoire de l’information télé.

Temps de lecture : 13 min

« On ne parle que de ça », nous dit Marie-Claude Lacaze ; « nous sommes informés version 3/8 », raconte Tiphaine Aubry ; « les journalistes (parlent) du virus à longueur de journée », semble regretter Bruno Houlier. Depuis plusieurs jours, La Revue des médias de l’INA est mobilisée pour rendre compte de la situation informationnelle totalement inédite née de la pandémie de coronavirus, qui a conduit la France, comme la plupart des pays du monde, à prendre des mesures exceptionnelles de confinement.

Nous avons ainsi cherché à analyser les débuts de la médiatisation, ici ; détaillé les moyens déployés par les médias pour continuer à produire de l’information, ; fait un zoom sur les initiatives des médias locaux pour accompagner les solidarités, par ici ; ou lancé un appel à nos lecteurs pour leur demander ce que le confinement instauré pour endiguer l’épidémie de Covid-19, changeait dans leur manière de s’informer - il  est toujours ouvert, et ça se passe ici.

Restait un angle mort : pour confirmer, ou non, cette impression relayée par Marie-Claude, Tiphaine, ou Bruno, dans les commentaires Facebook de l’appel à témoignages lancé par l’INA, nous avons cherché à quantifier ce qu’il se passe « à l’antenne » lors de ce moment totalement inédit pour l’information. Grâce aux travaux de Nicolas Hervé, chercheur à l'INA, qui coordonne les développements de la plateforme OTMedia, et a conduit cette étude, nous avons pu mesurer de manière inédite un peu plus de trois mois de traitement médiatique de l’épidémie de Covid-19. Nous avons focalisé notre attention sur les chaînes d’information continue (franceinfo:, LCI, CNews, BFMTV), ainsi que sur les tranches d’information des principales chaînes historiques : le "jt" de 20h de TF1 et France 2, les journaux du soir de France 3 et M6, ainsi que l’émission C dans l’air, de France 5. Concrètement, l’INA a passé à la loupe 8 000 heures de programmes sur les chaînes d’info continue, 400 heures de programmes sur les tranches d’info des chaînes « historiques », le tout représentant… près de 100 000 000 de mots décortiqués et analysés.

Cette étude de l’INA portant sur le monde de l’information audiovisuelle apparaît d’autant plus importante que les tranches d’informations telles que le « 20 heures », dont la mort a régulièrement été annoncée, réalisent des audiences massives, avec, certains jours, 15 à 20 millions de téléspectateurs quotidiens cumulés. Les chaînes info, qui enregistrent elles aussi de très fortes audiences lors de certaines « grosses » journées d’actualité, dépassant même des chaînes historiques, sont d’autant plus intéressantes à étudier qu’elles sont également extrêmement prescriptrices vis-à-vis des autres médias.

Cette publication de l'INA vient par ailleurs en complément de deux études diffusées respectivement vendredi 20 mars et dimanche 22 mars, traitant d’autres types de « corpus » : la première, portée par l’École polytechnique de Lausanne et le journal Le Temps, en Suisse, passe à la loupe les requêtes d'internautes sur Google, les publications d’articles sur des supports numériques, et le volume de messages postés sur Twitter ; la seconde, conduite par la société de veille médias française Tagaday et relayée par le journaliste Cyril Petit dans Le Journal du Dimanche du 22 mars, établit un décompte de « près de 19.000 articles consacrés au Covid-19 chaque jour » — le chiffre est en fait établi sur les « citations » du mot « coronavirus » à l’intérieur d'un corpus d'articles.

Voici quelques-uns des enseignements les plus notables de l’étude conduite par l’INA, en mobilisant la plateforme OTMedia, analysant plus de trois mois de médiatisation du coronavirus (du 1er décembre 2019 au 22 mars 2020).

1. Du 16 mars au 22 mars, un temps d’antenne historique consacré au « coronavirus »

Le chiffre donne le tournis. Sur les chaînes info françaises, du lundi 16 mars au dimanche 22 mars, 74,9 % du temps d’antenne a été consacré au coronavirus et à ses conséquences. Cela représente un volume horaire quotidien moyen de 13 heures et 30 minutes par jour et par chaîne d’information. Dans le détail, chaîne par chaîne, la moyenne quotidienne est de 13 heures 54 minutes sur BFM TV, de 13 heures 48 minutes sur franceinfo:, 13 heures 19 minutes sur LCI, et 12 heures 57 minutes sur Cnews. Cela représente une production totale de près de 378 heures d’informations traitant du coronavirus sur une semaine : vertigineux, et historique dans son intensité et sa longueur, puisque ce « pic » intervient après plusieurs semaines de couverture intense.

Part du temps d’antenne consacré à la couverture du coronavirus sur les chaînes d’information en continu entre le 15 février et le 22 mars.
Part du temps d’antenne consacré à la couverture du Covid-19 sur les chaînes d’information en continu entre le 15 février et le 22 mars.

À la lecture du graphique, on note que BFMTV, centrée sur « la priorité au direct », et dont la ligne éditoriale et la grille présentent la plus forte élasticité à l’actualité, a « embrayé » beaucoup plus rapidement que ses concurrentes sur la couverture du Covid-19. Dès le lundi 24 février et pendant plusieurs semaines, la chaîne a couvert bien davantage l’actualité de ce coronavirus, suivant notamment en cela l’inflation du nombre de cas en France, et de plusieurs autres événements que nous détaillons par la suite. 

Attention, il faut toutefois noter que,  contrairement à d’autres gros événements de « breaking news » type « attentat », les chaînes privées BFMTV, LCI et CNews n’ont, à ce jour, pas supprimé la publicité de leurs grilles. Celle-ci n’a donc pas été exclue du périmètre de l’étude. Cela peut expliquer la proportion  élevée de temps d’antenne consacré au coronavirus du 16 au 22 mars sur franceinfo:, chaîne publique dépourvue de publicité.

Dans le langage de l’information en continu, on appelle ce type de phénomène un « blast » : un événement qui « efface » tous les repères traditionnels, toutes les grilles, et presque toutes les autres infos. Pour trouver des événements qui balayent ainsi toutes les autres actualités, et avec cette intensité, on peut se rapporter à une précédente étude de La Revue des Médias réalisée avec OTMedia. Ce seuil de « 80 % » de temps d’antenne consacré à un sujet avait ainsi été atteint du pic de couverture médiatique de la mort de Jacques Chirac, le 26 septembre 2019 ... mais pour quelques heures seulement, dans l’après-midi de l’événement, alors que l’effet de sidération et de découverte de l’information était encore massif ! Là, nous sommes face à un « blast » qui dure, encore et encore.

Médiatiquement, le coronavirus est un « blast » qui dure, encore et encore.

Tout se passe en fait sur les chaînes d’information en continu comme si elles étaient en « édition spéciale permanente », notamment depuis l’intervention d’Emmanuel Macron annonçant la fermeture des écoles et des crèches, jeudi 12 mars à 20 heures. « Il y a toujours en conférence de rédaction un rédacteur en chef pour dire : "Attention, il ne faut pas faire que du coronavirus", témoigne Stéphane Jourdain, rédacteur en chef chez France Inter, sollicité par La Revue des Médias. Mais il y a tellement à faire ! Et il n’y a qu’à se baisser pour trouver des sujets, entre le débunking, les angles pratiques pour se laver les mains… » Le rédacteur en chef, spécialisé dans le numérique, avance également un autre élément qui pourrait inciter les rédactions à devenir très « coronavirus-centric » : celui des succès d’audience des contenus liés au coronavirus. « On observe un afflux de trafic au moins cinq fois supérieur à nos précédents records, au plus fort de l’actualité « gilets jaunes », en 2018. La vague est tellement forte que l’on pourrait ne pas être très poussé à se creuser la tête pour réaliser des sujets hors coronavirus », estime-t-il.

2. La loi du « mort-kilomètre » se vérifie encore… et même plutôt deux fois qu’une !

Si l’on s’intéresse à une période de temps un peu plus longue, on observe nettement deux pics de médiatisation sur les chaînes d’information. Le premier se situe entre le 20 et le 30 janvier, avec un point culminant le samedi 24 janvier, le second a débuté le 24 février et court encore jusqu’à ce 22 mars.

Part du temps d’antenne consacré à la couverture du coronavirus sur les chaînes d’information en continu entre le 1er décembre et le 22 mars.

                                         

Part du temps d’antenne consacré à la couverture du coronavirus sur les chaînes d’information en continu entre le 1er décembre et le 22 mars.

Si l’on reprend la « timeline » de propagation de la pandémie de Covid-19 provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2, ce premier pic est assez clair : il concerne l’annonce des premiers cas de coronavirus testés et traités en France. Vendredi 23 janvier, à 20 h 16, Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, avait ainsi confirmé l’identification de deux cas en France, l’un à Bordeaux, l’autre à Paris - son point presse, diffusé en  direct sur les chaînes info, est encore visible ici, par exemple. L’information avait été largement traitée le samedi 24 janvier dans les médias audiovisuels, plusieurs conférences de presse, notamment de soignants de l’hôpital Bichat, où l’un des cas était traité, ayant même été diffusées en direct ce jour-là — si vous voulez vous replonger dans « un point de la situation » de l’époque, qui vous semblera probablement très éloigné des réalités actuelles, vous pouvez relire cet article détaillé du Figaro.

Après une période de stagnation, le début du deuxième pic s’établit le 24 février. Plusieurs événements expliquent cette véritable explosion dans le temps d’antenne consacré au sujet. Il s’agit, d’une part, de l’annonce du premier mort français, mercredi 26 février : un enseignant de 60 ans, originaire de l’Oise, et dont l’origine de la contamination est alors présentée comme un mystère. Un premier mort en France avait été recensé le 14 février, un touriste chinois de 80 ans, comme le détaillait l’AFP ; l’information n’avait provoqué qu’une très légère augmentation du temps d’antenne consacré au coronavirus lors du week-end suivant.

L’autre information qui explique le renforcement du temps d’antenne à partir du 24 février concerne l’Italie, et la mise en place de plusieurs mesures de protections sanitaires voire d’isolement. Nous avons ainsi déterminé un vrai pic dans l’emploi de termes liés à l’Italie (« Italie », « italien », « Lombardie », « Milan », « Péninsule », « Rome », « Vénétie », « Venise », …) au début de la semaine du 24 février, comme le montre la courbe verte sur le graphique ci-dessous :

Décompte du nombre de mots par thématique sur les 4 chaînes d'info en continu entre le 15 février et le 22 mars 2020.
Décompte du nombre de mots quotidiens par thématique sur les quatre chaînes d'info en continu entre le 15 février et le 22 mars 2020.

Concernant cette fois la place accordée au Covid-19 dans les tranches info des chaînes historiques, et notamment des JT de 20 h, nous en profitons pour partager avec vous une représentation du JT comme vous ne l’avez sans doute jamais vu. Nous avons cherché à représenter visuellement la place occupée par le sujet « coronavirus » dans le conducteur(1) des JT, tant en quantité, que sur le « moment » où le sujet est abordé dans le conducteur du journal — le journal de 20 heures est un des espaces les plus « hiérarchisés » dans l’information, avec les sujets jugés importants placés le plus proche possible de l’ouverture du journal.

Place occupée par le sujet « coronavirus » dans le conducteur des JT de TF1. Plus la zone est « chaude », et plus l’intensité des sujets coronavirus est forte.
Place occupée par le sujet « coronavirus » dans le conducteur des JT de TF1. Plus la zone est « chaude », et plus l’intensité des sujets coronavirus est forte.
Place occupée par le sujet « coronavirus » dans le conducteur des JT de France 2. Plus la zone est « chaude », et plus l’intensité des sujets coronavirus est forte.
Place occupée par le sujet « coronavirus » dans le conducteur des JT de France 2. 

Voilà, ce que vous  voyez  au-dessus, c'est donc un conducteur du journal de 20 heures. Plus la zone est « chaude », et plus l’intensité des sujets coronavirus est forte. En l'occurrence, toutes les chaînes arrivent petit à petit à une quasi-intégralité du conducteur du JT consacré au sujet ; on voit toutefois que le service public semble avoir consacré un peu plus vite une plus grande place au sujet.

Le bilan éditorial de cette séquence sur le « temps long » est clair : il s’agit d’une illustration très nette de la loi du « mort-kilomètre ». Cette règle voudrait que le public s’intéresse davantage à une personne qui meurt au coin de sa rue qu’à la mort de 3 000 personnes à l’autre bout du monde. Cette lecture de l’actualité par le prisme de la proximité de l’audience au sujet s’est exprimée sur la période au moins à deux reprises : lors du premier pic de médiatisation, avec l’annonce des deux premiers cas en France, le samedi 25 janvier ; mais il se retrouve même avec une variante dans les semaines qui suivent : la mort d’un touriste chinois à Paris le 14 février. Quand bien même il s’agit d’un événement très important sur le plan médical, puisqu’il s’agit du premier mort hors du continent asiatique, cet événement génère une couverture médiatique beaucoup moins intensive que la mort d’un enseignant français à Paris, le mercredi 26 février.

Une personne étrangère qui meurt à proximité intéressera moins que la mort d’un Français intervenant au même endroit

Autrement dit, la loi du « mort kilomètre » peut encore être précisée : une personne étrangère qui meurt à proximité intéressera moins que la mort d’un Français intervenant au même endroit.

3. Le premier tour des élections municipales n’a pas eu lieu… à part à l’AFP !

C’est un événement suffisamment rare dans l’histoire télévisuelle pour être souligné : dimanche 15 mars, la soirée électorale du premier tour des élections municipales n’a pas eu lieu. Le format a bien été maintenu, mais l’actualité coronavirus l’a totalement vidée de son sens. Le Monde, dans une vidéo publiée dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars et résumant la soirée sur les plateaux télé, l’a bien noté, non sans un certain humour. 

Les termes « coronavirus » ou « Covid-19 » étaient sur toutes les bouches :

L’étude réalisée par l’INA à l’aide d’OTMedia démontre clairement que le dimanche 15 mars ne connaît qu’une très légère baisse dans le pourcentage de temps d’antenne consacré au Covid-19 et ses suites : les quatre chaînes infos ont consacré en moyenne 69 % de leur temps d’antenne au coronavirus et ses conséquences dimanche 15 mars.

Un bon indice pour mesurer ce non-événement des élections municipales sur les chaînes d’info en continu réside dans la comparaison avec le « creux » observable dans la couverture de ce coronavirus par l’AFP, qui, elle, a bien couvert ce premier tour si atypique de l'élection municipale. Le dimanche 15 mars, le nombre global de dépêches produites par l’agence a ainsi explosé par rapport à un dimanche « normal », avec la diffusion de 1 563 dépêches, une hausse de 130 % par rapport à la production d’un dimanche moyen. Cette hausse s'explique facilement : il s'agit des très nombreuses dépêches factuelles diffusées par l'agence, et donnant les résultats dans telle ou telle commune. Sur ce volume, « seules » 36,4% des dépêches présentaient en titre un mot du groupe « coronavirus » ... une baisse de près de 20 points par rapport à la journée précédente et à celle qui a suivi ! Autrement dit, à l’AFP, dimanche 15 mars, 60 % des dépêches ne parlaient pas du coronavirus. C'est une proportion complètement inverse à celle observée sur les antennes des chaînes info.

 

 

Couverture du coronavirus par l’AFP, entre le 15 février et le 22 mars. On observe une baisse le week-end du premier tour des élections municipales.
Pourcentage de dépêches AFP traitant du coronavirus entre le 15 février et le 22 mars. On observe une baisse le week-end du premier tour des élections municipales.

4. Les autres infos doivent lutter pour exister

Pendant ce temps-là, que se passe-t-il d’autre, en France ou dans le monde ? Rien. Ou presque. En tout cas, pas grand-chose qui franchisse le mur des antennes. Ce constat, qui peut être frustrant pour une partie de l’audience, l’est aussi chez certains journalistes. Stéphane Jourdain, de France Inter, raconte comment, face à cette frustration de journaliste, est né un format précisément destiné à mettre en avant « cinq infos du monde garanties sans Covid-19 » : le « Par ailleurs », sous-titré « Le monde en bref sans Covid-19 ». « C’est un format imaginé par la rédaction internationale de Radio France, qui alimente toutes les antennes [du groupe]… et n’arrivait plus vraiment à placer ses sujets internationaux sur les antennes s’ils n’étaient pas liés au coronavirus, et encore …, raconte le rédacteur en chef. Or, on est dans un esprit de service public, où des infos méritent d’être racontées hors du coronavirus : du point de vue de la hiérarchie de l’info, ne traiter que du Covid-19 n’aurait pas de sens ! »

Ce format efficace et facile à lire — il n’est pas à ce jour repris sur l’antenne radio de France Inter —, « fonctionne » plutôt bien. « Il fait entre 10.000 et 20.000 vues, c’est un très bon chiffre, on serait normalement contents, commente Stéphane Jourdain. Mais ce n’est rien par rapport à certains articles sur le coronavirus, qui atteignent jusqu’à deux millions de pages vues ! » Pour donner une chance à son « Par ailleurs », le rédacteur en chef a décidé d’une stratégie de distribution numérique assez agressive : push, publication systématique sur Facebook, où la « place » « est assez chère… et on va le continuer, en quotidien, pendant le temps que dure la crise ».

Cette étude appelle plusieurs précisions :

  1. Elle sera poursuivie dans le temps, et proposera de manière itérative une mise à jour des données, a priori de manière hebdomadaire. Dans de prochaines éditions de l’étude, nous travaillerons par exemple, au-delà des aspects quantitatifs, sur une tentative de qualification des « angles » de traitement retenus.
  2. Le total du temps d’antenne consacré à l’épidémie de Covid-19 due au coronavirus SARS-CoV-2 est établi en recherchant, dans les transcriptions écrites des pistes audio des chaînes d’information des termes précisément définis. Ont ainsi été étudiés tous les termes suivants liés à ce « coronavirus », regroupés dans trois « sous-ensemble » :
  • Le champ lexical du « virus » : « cas confirmé », « contagion », « contamination », « contaminé », « corona », « covid », « dix-neuf », « épidémie », « fièvre », « forme sévère », « grippe », « infection », « pandémie », « pneumonie », « propagation », « respiratoire », « sars », « sras », « transmission », « viral », « virologie », « virus » ;
  • Le champ lexical de la « médecine » : « chercheur », « chirurgien », « clinique », « dépistage », « diagnostique », « docteur », « ehpad », « hôpital », « immunisé », « immunitaire », « infirmier », « laboratoire », « lit », « malade », « médecin », « médicament », « oms », « pathologie », « patient », « pharmacie », « pulmonaire », « réanimation », « recherche », « respiration », « samu », « sanitaire », « santé », « scientifique », « soignants » ;
  • Le champ lexical des « mesures » : « barrière », « chez vous », « confiné », « coude », « fermeture », « gel », « geste », « hydroalcoolique », « les mains », « masque », « quarantaine », « rapatrié », « report », « savon », « stade trois », « télétravail », « usage unique »…
  1. Un algorithme développé par le chercheur de l’INA Nicolas Hervé, et entièrement détaillé ici, permet ensuite d’établir un temps d’antenne ; une vérification humaine des paramètres de l’algorithme avait été réalisée à l’occasion de l’article : « Les « gilets jaunes », trou noir médiatique », publié sur La Revue des Médias en juillet 2019
(1)

Document décrivant le déroulé d’une émission.

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